L’instabilité est devenue le nouvel horizon de référence. Crises géopolitiques durables, durcissement réglementaire, insécurité fiscale, fragmentation des familles internationales : l’environnement dans lequel s’organisent les patrimoines n’a jamais été aussi mouvant. Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de savoir comment optimiser, mais sur quoi s’appuyer lorsque les repères se dérobent.
Préserver un patrimoine ne se résume pas à rechercher sa croissance, mais à lui donner un cadre juridique capable de résister aux aléas.
Or, tous les cadres juridiques ne résistent pas de la même manière à l’épreuve du temps. Certains environnements continuent d’offrir une prévisibilité mesurable. À cet égard, la Suisse se distingue objectivement : les indicateurs internationaux de gouvernance la placent parmi les pays les plus stables politiquement et institutionnellement, bien au-dessus de la moyenne mondiale. Cette stabilité chiffrable n’est pas abstraite ; elle constitue le socle sur lequel des structures juridiques comme le trust peuvent être administrées dans une logique de long terme.
Dans ce contexte, le trust, longtemps perçu comme une construction conservatrice, retrouve toute sa pertinence. Il rappelle une évidence souvent négligée : préserver un patrimoine ne se résume pas à rechercher sa croissance, mais à lui donner un cadre juridique capable de résister aux aléas.
Le rôle du trustee suisse s’inscrit dans une logique de gouvernance : administrer une structure juridique, en assurer la continuité et en respecter l’esprit, conformément aux obligations fiduciaires qui s’y attachent. Son rôle n’est pas de complexifier inutilement les dispositifs, mais au contraire de faire fonctionner le cadre avec clarté et cohérence, dans l’intérêt des familles auxquelles il s’adresse.
Le trust permet d’organiser la protection de certains bénéficiaires, de structurer une transmission progressive et de créer une séparation claire entre propriété juridique et jouissance économique.
Dans ce contexte, le choix du trustee est déterminant. Un trustee adossé à un groupe structuré, disposant de compétences juridiques et opérationnelles solides, d’une culture éthique affirmée et d’infrastructures adaptées, est mieux armé pour assumer cette mission d’administration dans un environnement complexe et internationalisé. Un trustee sérieux s’applique également à lui-même les principes qu’il requiert de ses clients : une continuité générale dans sa gouvernance, son organisation et sa manière d’exercer ses responsabilités.
Le trust permet d’organiser la protection de certains bénéficiaires, de structurer une transmission progressive et de créer une séparation claire entre propriété juridique et jouissance économique. Mais cette architecture n’a de portée que si elle est administrée avec rigueur, cohérence et constance, dans le strict respect du cadre juridique applicable.
Le trustee suisse n’est pas un gestionnaire d’actifs, mais il n’est pas pour autant un simple exécutant. Il est tenu à une véritable obligation de performance dans l’administration du trust : performance dans la rigueur, dans la gouvernance, dans la capacité à faire fonctionner le cadre juridique tel qu’il a été conçu. À mesure que l’instabilité s’impose, cette qualité d’exécution devient centrale.



