Après près de 25 ans à façonner le paysage digital en Suisse romande, WNG Group franchit une nouvelle étape stratégique. En fédérant ses différentes expertises – conseil, branding, expérience client, e-commerce, technologie et marketing – au sein d’un écosystème structuré, le groupe affirme une vision claire : innover avec cohérence, créer de la valeur durable et replacer l’humain au cœur de la performance digitale. À la tête de cette nouvelle organisation, Stéphane Grivat, 47 ans, cofondateur historique de l’agence WNG en 2002 et désormais CEO de WNG Group SA. Entrepreneur engagé dans l’écosystème helvétique, il est également associé d’Apolo, le startup studio de QoQa, et Président du Forum Économique de Glion. Passionné par l’innovation et la transformation digitale, il accompagne de nombreuses startups dans leur développement et défend une vision du digital à la fois performante, humaine et durable.
WNG devient WNG Group après près de 25 ans d’histoire digitale en Suisse romande. Qu’est-ce qui a rendu cette transformation nécessaire aujourd’hui? Est-ce une réponse à l’évolution du marché, à la taille atteinte par WNG… ou à une conviction plus profonde sur l’avenir du digital?
Cette transformation est une conviction stratégique mûrie dans le temps. Le digital a changé de nature : il ne s’agit plus d’empiler des expertises, mais de les orchestrer intelligemment. Or, ce niveau de cohérence ne peut plus être porté par une seule agence, ni par une constellation de partenaires mal alignés.
Le marché n’est plus adapté à des agences 360 qui pensent pouvoir intégrer toutes les compétences au sein d’une seule équipe.
La création de WNG Group répond à cette réalité. Elle formalise un modèle que nous pratiquions déjà : investir dans des expertises fortes, les faire grandir ensemble et créer de la valeur durable. En clair, ce n’est pas une rupture, c’est une mise à l’échelle.
Vous parlez d’un écosystème digital capable d’orchestrer conseil, branding, e-commerce, technologie et marketing.En quoi ce modèle de groupe intégré est-il plus pertinent aujourd’hui que l’approche classique des agences spécialisées? Et quels avantages concrets en tirent vos clients suisses?
Le marché n’est aujourd’hui plus adapté à des agences 360 qui pensent pouvoir intégrer toutes les compétences au sein d’une seule équipe. À l’inverse, les agences spécialisées ont leur raison d’être, à condition de ne pas travailler en silo. Elles doivent pouvoir s’appuyer sur un socle commun pour offrir une vraie continuité stratégique entre le conseil, la marque, la technologie et l’exécution. L’heure est donc à la consolidation.
Par ailleurs, l’intégration de prises de participation dans des startups digitales à fort potentiel est également un aspect central de notre stratégie. Nous stimulons l’innovation et créons nos propres clients tout en accélérant la création de valeur.
Le marché digital est souvent dominé par des acteurs internationaux très puissants. Quelle est, selon vous, la place réelle de la Suisse dans le paysage digital européen? Dispose-t-elle d’atouts spécifiques — culturels, économiques ou technologiques — que les marques helvétiques exploitent encore insuffisamment?
La Suisse est souvent sous-estimée, souvent par les Suisses eux-mêmes ! Pourtant, nous disposons d’atouts rares : une culture de la qualité, une capacité d’exécution élevée et une proximité naturelle entre décideurs et opérationnels.
Ce qui manque encore, ce n’est pas le talent, mais l’ambition collective et la prise de risque mesurée. Le digital européen n’a pas besoin de plus de géants impersonnels ; il a besoin de champions solides, durables et ancrés. La Suisse a clairement une carte à jouer dans ce registre.
On observe une accélération des tendances : IA générative, data, expérience client, e-commerce omnicanal… Quelles sont, selon vous, les tendances marketing et communication qui vont réellement créer de la valeur ces prochaines années, au-delà des effets de mode?
L’IA générative, la data ou l’omnicanalité ne sont pas des tendances mais des infrastructures. La vraie valeur ne viendra pas de leur simple utilisation, mais de leur intégration intelligente dans des stratégies claires.
Les marques qui performeront demain seront celles qui :
• utiliseront la technologie pour simplifier l’expérience client
• renforceront la confiance et la transparence
• et sauront dire non à la complexité inutile
La technologie n’est pas une finalité. Elle est un levier au service du sens, de l’humain et de la performance.
WNG Group investit dans des startups comme LegalPass, EduTrust ou Apolo, avec une logique de conviction et de long terme. Quel rôle un groupe comme le vôtre peut-il jouer dans la structuration et la maturité de l’écosystème digital helvétique?
Notre ambition n’est pas de simplement posséder un écosystème, mais de le structurer et de l’accélérer. En investissant dans des projets à forte valeur ajoutée, nous apportons plus que du capital : nous apportons de l’expérience, des méthodes, un réseau et une exigence de vision à long terme.
Après 24 ans d’entrepreneuriat digital, plus de 300 clients et désormais la direction opérationnelle du groupe, qu’est-ce qui vous motive encore aujourd’hui? Quelle empreinte souhaitez-vous laisser, non seulement dans le digital suisse, mais aussi en termes de culture d’entreprise et de gouvernance?
Ce qui me motive, ce n’est plus la croissance pour la croissance. C’est la construction. Construire des équipes responsables et autonomes, des entreprises solides, une gouvernance claire et humaine à la fois.
La Suisse est souvent sous-estimée, souvent par les Suisses eux-mêmes !
Si je devais laisser une empreinte, ce serait celle-ci : avoir prouvé qu’on peut faire du digital performant sans bullshit, sans ego surdimensionné, et sans sacrifier ni les gens, ni le sens, ni le long terme.
Et si, en plus, on peut le faire avec plaisir… alors là, on coche toutes les cases.







