No Result
Voir tous les résultats
market
  • Finance privée
  • Business
  • Culture & tendances
  • Responsabilité & impact
  • Gouvernance & leadership
  • Talents & recrutement
  • Références & dossiers
chroniques
  • Finance privée
  • Business
  • Culture & tendances
  • Responsabilité & impact
  • Gouvernance & leadership
  • Talents & recrutement
  • Références & dossiers
chroniques
  • Finance privée
  • Business
  • Culture & tendances
  • Responsabilité & impact
  • Gouvernance & leadership
  • Talents & recrutement
  • Références & dossiers

Accueil » Business » Une nouvelle économie de la propriété

Innovation

Une nouvelle économie de la propriété

  • 13 juin 2026
Une nouvelle économie de la propriété
Partager sur LinkedinEnvoyer par Email

Le luxe est confronté à plusieurs évolutions simultanées : croissance du marché secondaire, exigences accrues de traçabilité, essor des plateformes de revente et progression continue de la contrefaçon. Dans ce nouvel environnement, la capacité à documenter l’authenticité et le parcours d’un objet devient un enjeu stratégique. Avec sa solution d’identification et de suivi des produits, SEALER propose une approche qui dépasse la simple certification et interroge l’évolution de la notion de propriété dans les industries de valeur.


Une nouvelle infrastructure de confiance pour le luxe

L’industrie du luxe a longtemps reposé sur un modèle relativement simple. Une maison conçoit un produit, le fabrique, le distribue puis entretient une relation privilégiée avec son client. Cette relation se construit autour de l’expérience d’achat, du service et de l’image de marque. Une fois la transaction réalisée, le produit entame cependant une vie largement autonome. Il peut être revendu, transmis, collectionné ou circuler sur des marchés parallèles sans que la marque conserve une réelle visibilité sur son parcours.

Ce modèle montre aujourd’hui ses limites. La croissance du marché secondaire, l’essor des plateformes de revente, l’internationalisation des échanges et la sophistication croissante de la contrefaçon ont profondément modifié l’économie du secteur. Les maisons ne vendent plus seulement des objets; elles évoluent dans un environnement où la confiance, la provenance et la traçabilité deviennent des éléments constitutifs de la valeur.

C’est dans ce contexte que s’inscrit SEALER. Présentée comme une solution d’authentification destinée aux produits de luxe, la plateforme développe en réalité une approche plus large. Son ambition consiste à créer une infrastructure permettant d’associer chaque objet à une identité permanente, vérifiable et transmissible, capable d’accompagner le produit tout au long de son cycle de vie.

Cette évolution mérite d’être observée avec attention car elle pourrait annoncer un changement de paradigme dans la manière dont les marques envisagent la propriété, la relation client et la gestion de leurs actifs.

Les limites du modèle actuel

La lutte contre la contrefaçon constitue depuis plusieurs décennies une préoccupation majeure des maisons de luxe. Selon les estimations citées par SEALER, la contrefaçon représente déjà plus de 3 % du commerce mondial et pourrait atteindre près de 5 % à l’horizon 2030. La mode demeure le secteur le plus touché, concentrant à elle seule plus de la moitié des produits contrefaits recensés dans le monde.

Au-delà de la perte de revenus, les conséquences concernent directement la réputation des marques. Les études évoquées dans la présentation montrent qu’une majorité de consommateurs perd confiance dans une marque après avoir été confrontée à un produit contrefait. Cette défiance touche également les plateformes de commerce en ligne et contribue à fragiliser l’ensemble de l’écosystème.

Les outils utilisés jusqu’à présent ne répondent qu’imparfaitement à cette problématique. QR codes, hologrammes, puces RFID ou technologies d’impression spécialisées apportent des niveaux de sécurité variables mais présentent tous une faiblesse commune : ils finissent par être reproduits, clonés ou contournés.

L’enjeu ne consiste donc plus uniquement à rendre la copie plus difficile. Il s’agit de créer un système capable de maintenir un lien de confiance durable entre l’objet, son propriétaire et sa marque d’origine.

De l’authentification à l’identité de l’objet

La particularité de SEALER réside dans le fait qu’il ne considère pas l’authentification comme une opération ponctuelle mais comme le point de départ d’une relation continue.

Le dispositif repose sur un identifiant physique sécurisé, baptisé SealerID, intégré au produit. Chaque identifiant est conçu comme une signature unique, associant des caractéristiques optiques et des éléments de sécurité destinés à rendre toute reproduction extrêmement complexe. L’utilisateur peut vérifier instantanément l’authenticité de l’objet grâce à une application mobile dédiée.

Chaque identifiant est conçu comme une signature unique, associant des caractéristiques optiques et des éléments de sécurité destinés à rendre toute reproduction extrêmement complexe

L’innovation la plus intéressante intervient toutefois après cette première étape. Une fois enregistré dans l’écosystème, l’objet dispose d’une identité numérique persistante. Son historique peut être conservé, ses transferts documentés et son authenticité vérifiée à chaque étape de son existence. La plateforme SaaS développée par SEALER permet aux marques de suivre les produits enregistrés, d’analyser leur circulation et d’observer les interactions générées autour de ceux-ci.

Cette approche modifie profondément la manière de concevoir la propriété dans les industries de valeur. Jusqu’à présent, le certificat d’authenticité accompagnait l’objet. Désormais, c’est l’objet lui-même qui porte son identité.

Une réponse à la montée du marché secondaire

L’un des phénomènes les plus structurants du luxe contemporain est la croissance du marché secondaire. Les sacs iconiques, les montres de collection, les bijoux, les vins rares ou certaines œuvres d’art changent désormais régulièrement de mains tout en conservant une valeur économique significative.

Pour les marques, cette évolution constitue à la fois une opportunité et une perte de contrôle. Une part croissante des échanges se déroule en dehors de leur réseau de distribution, sans visibilité précise sur les propriétaires successifs ni sur les conditions de circulation des produits.

SEALER propose de reconnecter ce marché secondaire à l’écosystème de la marque. Grâce à un système de transfert sécurisé de propriété, chaque changement de détenteur peut être enregistré. L’objet conserve ainsi un historique documenté qui accompagne sa circulation dans le temps. Cette logique rapproche le produit de certains actifs financiers ou patrimoniaux dont la valeur repose autant sur leur provenance que sur leurs caractéristiques intrinsèques.

Pour les collectionneurs, cette traçabilité constitue un facteur de sécurité supplémentaire. Pour les marques, elle ouvre la possibilité d’entretenir une relation avec les propriétaires successifs de leurs créations. Pour les plateformes de revente, elle apporte un outil de vérification susceptible de renforcer la confiance des acheteurs.

Une nouvelle relation entre les marques et leurs clients

L’un des apports les plus significatifs du modèle développé par SEALER concerne probablement la relation entre les maisons de luxe et leurs communautés. Traditionnellement, la connaissance client repose sur l’acte d’achat initial. Une fois le produit revendu ou transmis, la marque perd généralement le contact avec son utilisateur. Dans un environnement où les objets circulent de plus en plus fréquemment entre plusieurs propriétaires, cette rupture représente une limite importante.

En associant chaque objet à une identité persistante, SEALER permet aux marques de maintenir un lien avec l’ensemble des détenteurs authentifiés d’un produit. L’application consommateur ouvre l’accès à des contenus spécifiques, à des services exclusifs, à des informations de provenance ou encore à des fonctionnalités liées à la gestion de collections personnelles.

Ce déplacement est loin d’être anodin. Il fait évoluer la logique traditionnelle du luxe, centrée sur la transaction, vers une logique de relation continue. La valeur créée ne repose plus uniquement sur la vente de l’objet mais également sur l’écosystème qui accompagne sa détention.

Une plateforme de données pour les maisons de luxe

L’autre dimension stratégique du projet réside dans les informations générées par cet écosystème. La plateforme SaaS permet aux marques d’accéder à des données relatives à la circulation des produits, aux interactions des utilisateurs, aux transferts de propriété ou encore aux zones géographiques dans lesquelles les objets sont utilisés. Elle intègre également des fonctions de surveillance permettant d’identifier des anomalies, des produits perdus ou volés et certaines formes de circulation suspecte.

Dans une industrie où la connaissance du client et la maîtrise des réseaux de distribution deviennent des enjeux majeurs, cette capacité d’observation constitue un actif stratégique. Elle offre aux maisons une visibilité qu’elles ne possédaient pas jusqu’à présent sur la vie réelle de leurs produits.

Des applications qui dépassent largement la mode

Si les démonstrations présentées par SEALER s’appuient principalement sur des exemples issus de la maroquinerie de luxe, les applications potentielles dépassent largement ce secteur. Horlogerie, joaillerie, spiritueux d’exception, automobiles de collection ou objets patrimoniaux partagent des problématiques similaires de provenance, d’authenticité et de transmission.

Le marché de l’art apparaît à cet égard comme un terrain particulièrement pertinent. La valeur d’une œuvre dépend largement de son historique, de son authenticité et de la confiance accordée à sa provenance. Une infrastructure capable d’associer un identifiant physique sécurisé à un registre de propriété pourrait offrir aux collectionneurs, aux galeries et aux maisons de ventes un outil complémentaire aux certificats traditionnels.

Plus largement, la logique développée par SEALER s’inscrit dans un mouvement de fond qui consiste à doter les objets physiques d’une identité numérique durable. À mesure que les marchés deviennent plus globaux et que les actifs circulent davantage, cette capacité à documenter leur histoire pourrait devenir un élément aussi important que l’objet lui-même.

Vers une économie de la propriété documentée

L’intérêt de SEALER réside finalement moins dans sa technologie d’authentification que dans la vision économique qu’elle sous-tend. Depuis deux siècles, les industries du luxe se sont organisées autour de la production et de la distribution d’objets. Le développement des marchés secondaires, la montée en puissance des plateformes numériques et l’importance croissante de la traçabilité conduisent aujourd’hui à repenser ce modèle. L’enjeu n’est plus seulement de vendre un produit authentique. Il consiste à organiser son existence dans le temps, à garantir sa provenance, à sécuriser ses transferts et à maintenir un lien entre les différents acteurs qui gravitent autour de lui.

C’est sur ce terrain que SEALER cherche à se positionner. Non comme un simple fournisseur de solutions anti-contrefaçon, mais comme un acteur de l’identité numérique des objets de valeur. Si cette vision s’impose, les maisons de luxe pourraient demain ne plus seulement gérer des catalogues de produits ou des bases de clients. Elles administreraient également des communautés de propriétaires et des actifs dont l’histoire, la provenance et les interactions seraient documentées tout au long de leur cycle de vie. Dans cette perspective, l’authentification n’apparaît plus comme une fonction de contrôle. Elle devient le socle d’une nouvelle infrastructure de confiance.

De l’économie de l’objet à l’économie de la propriété documentée

L’essor du marché secondaire transforme progressivement la nature de la valeur dans les industries du luxe. Historiquement, les maisons produisaient et vendaient des objets dont elles perdaient ensuite largement la trace. Aujourd’hui, les produits continuent de générer de la valeur bien après leur vente initiale, au gré des reventes, des transmissions et des échanges entre collectionneurs.

Dans ce contexte, l’enjeu n’est plus uniquement de garantir l’authenticité d’un produit au moment de son achat. Il consiste à documenter son histoire, sa provenance et ses changements de propriétaires tout au long de son existence. Cette évolution marque le passage d’une économie centrée sur l’objet à une économie fondée sur la propriété documentée. La valeur d’un sac, d’une montre ou d’une œuvre d’art ne repose plus seulement sur ses qualités intrinsèques mais également sur la qualité des informations qui l’accompagnent. SEALER s’inscrit précisément dans cette logique en proposant une identité numérique persistante associée à chaque objet. L’authentification devient alors le point de départ d’un système de gestion de la provenance et de la propriété.

Le luxe à l’heure des plateformes

L’une des dimensions les plus intéressantes du modèle développé par SEALER est qu’il rapproche progressivement les maisons de luxe du fonctionnement des grandes plateformes numériques. Les entreprises technologiques les plus performantes ne tirent pas uniquement leur valeur des produits qu’elles commercialisent. Elles créent des écosystèmes capables de maintenir une relation continue avec leurs utilisateurs. Le luxe pourrait connaître une évolution comparable.

Demain, les marques ne géreront peut-être plus seulement des catalogues de produits et des bases de clients, mais également des communautés de propriétaires authentifiés. Chaque objet deviendra un point d’entrée vers des services, des contenus, des expériences exclusives et des interactions permanentes avec la marque. Dans cette perspective, la fidélité ne sera plus uniquement liée à l’acte d’achat. Elle reposera sur l’appartenance à un écosystème construit autour de la détention d’objets authentifiés.

Le passeport numérique : une tendance de fond

Le concept développé par SEALER s’inscrit dans une évolution plus large qui dépasse largement l’univers du luxe. L’Union européenne prépare progressivement l’introduction du Digital Product Passport, un dispositif destiné à renforcer la traçabilité des produits tout au long de leur cycle de vie. Cette initiative vise notamment à documenter l’origine des matériaux, les conditions de fabrication, les réparations et le recyclage des produits. Si les objectifs réglementaires diffèrent de ceux du luxe, la logique sous-jacente est similaire: attribuer à chaque objet une identité numérique durable.

Dans les années à venir, les consommateurs pourraient s’habituer à consulter l’historique d’un produit avec la même facilité qu’ils consultent aujourd’hui les caractéristiques techniques d’un smartphone ou l’historique d’entretien d’un véhicule. Les solutions capables d’organiser cette traçabilité pourraient ainsi devenir des infrastructures essentielles de l’économie des objets de valeur.

Le marché de la seconde main à l’épreuve de la confiance

Longtemps considéré comme un marché périphérique, le luxe de seconde main est devenu l’un des segments les plus dynamiques du secteur. Porté par la recherche de pièces rares, l’évolution des comportements de consommation et l’essor des plateformes spécialisées, il attire désormais aussi bien les collectionneurs que les primo-accédants au luxe.

Dans certaines catégories, notamment l’horlogerie, la maroquinerie ou les sneakers de collection, le marché secondaire constitue même un indicateur avancé de la valeur des marques. Certains modèles s’échangent plusieurs années après leur sortie à des prix supérieurs à leur valeur d’origine, transformant progressivement certains produits de luxe en véritables actifs de collection.

Cette croissance rapide s’accompagne toutefois d’une problématique majeure : celle de l’authenticité. Plus les échanges augmentent, plus le risque de contrefaçon, de fraude documentaire ou d’incertitude sur la provenance des objets devient important. Les plateformes ont développé leurs propres procédures de contrôle, mobilisent des experts et investissent massivement dans les processus de vérification. Malgré ces efforts, la confiance demeure l’un des principaux freins au développement du marché.

Selon l’OCDE et l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle, le commerce mondial de produits contrefaits représente plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année. Les articles de mode, les accessoires de luxe et les produits à forte valeur ajoutée figurent parmi les catégories les plus touchées.

Le sac Birkin D’Hermès, l’un des produits de luxe le plus copié au monde. Record de vente aux enchères en 2025 pour le premier « Birkin » d’Hermès qui devient le sac le plus cher jamais vendu: 8,5 millions d’euros.

Dans ce contexte, les technologies capables d’associer un objet à une identité numérique persistante pourraient progressivement jouer un rôle structurant. En documentant l’authenticité, la provenance et les changements de propriétaires, elles contribueraient à réduire l’asymétrie d’information qui caractérise encore de nombreuses transactions.

C’est précisément sur ce terrain que se positionne SEALER. Plus qu’un outil de lutte contre la contrefaçon, la plateforme ambitionne de fournir une infrastructure de confiance permettant de sécuriser la circulation des objets de valeur sur les marchés secondaires. À mesure que ces marchés gagnent en importance économique, la capacité à certifier l’histoire d’un objet pourrait devenir aussi déterminante que l’objet lui-même.

Le marché de l’art, un laboratoire naturel

Si les premières applications de SEALER concernent principalement les produits de luxe, le marché de l’art apparaît comme l’un des terrains les plus naturels pour ce type de technologie. Dans l’univers de l’art, la valeur d’une œuvre ne dépend pas uniquement de ses qualités esthétiques ou de la réputation de son auteur. Elle repose également sur la certitude de son authenticité, sur la qualité de sa provenance et sur la capacité à retracer son parcours à travers le temps.

Depuis plusieurs décennies, collectionneurs, galeries, maisons de ventes et experts cherchent à renforcer les mécanismes permettant de documenter cette histoire. Les certificats peuvent être perdus, les archives demeurent dispersées et les informations relatives aux transactions successives restent souvent fragmentaires. Cette question devient d’autant plus importante que le marché s’internationalise. Une œuvre peut aujourd’hui être acquise à Genève, exposée à Singapour, revendue à New York puis transmise à une collection privée au Moyen-Orient. Chaque transfert implique une vérification de son authenticité et de sa provenance.

Photo ©Sotheby’s

Dans ce contexte, la possibilité d’associer une œuvre à un identifiant physique sécurisé et à un registre de propriété documenté présente un intérêt évident. Une telle infrastructure ne remplace ni l’expertise ni le travail des spécialistes, mais elle pourrait contribuer à renforcer la traçabilité des œuvres et à fluidifier certaines transactions. La question dépasse d’ailleurs le seul marché de l’art contemporain. Elle concerne également les montres de collection, les automobiles anciennes, les grands vins, les manuscrits, les bijoux historiques ou plus largement tous les actifs dont la valeur dépend en partie de leur histoire documentée.

Sous cet angle, SEALER ne s’adresse pas uniquement aux marques de luxe. La plateforme s’inscrit dans une réflexion plus large sur la manière dont les marchés de collection pourraient organiser et sécuriser la circulation des objets de valeur au cours des prochaines décennies.

La transmission patrimoniale, un enjeu encore largement sous-estimé

Dans l’univers du luxe et de la collection, la question de la transmission est souvent abordée sous l’angle de la valeur sentimentale ou financière des objets. Pourtant, lorsqu’un patrimoine change de génération, une partie importante des informations qui lui sont associées tend à se disperser : certificats, factures, expertises, historiques d’acquisition, restaurations ou documents de provenance. Cette fragmentation peut compliquer la gestion du patrimoine familial et, dans certains cas, affecter la valorisation des actifs transmis.

À mesure que les collections se diversifient — œuvres d’art, montres, bijoux, automobiles anciennes, vins rares ou objets historiques — la capacité à documenter précisément leur origine, leur authenticité et leur parcours devient un enjeu de gouvernance patrimoniale. Dans cette perspective, des plateformes comme SEALER ouvrent une réflexion intéressante. En associant chaque objet à un registre documenté et à un historique de propriété, elles permettent de constituer progressivement une cartographie numérique des actifs physiques détenus par une famille ou une collection privée.

L’intérêt ne réside pas uniquement dans l’authentification. Il tient également à la capacité de conserver, transmettre et organiser la mémoire patrimoniale associée aux objets. Une collection ne se résume pas à un ensemble de biens ; elle est aussi constituée d’histoires, de provenances, de dates d’acquisition et parfois de plusieurs générations de transmission.

À l’heure où les family offices investissent massivement dans la structuration et la pérennisation des patrimoines, l’émergence d’outils capables de documenter les actifs physiques pourrait constituer un complément naturel aux dispositifs déjà utilisés pour la gestion des actifs financiers ou immobiliers. Dans cette optique, l’identité documentée d’un objet ne sert plus seulement à prouver son authenticité. Elle devient également un outil de transmission.

La génération Z ou l’exigence de transparence

Les nouvelles générations entretiennent un rapport différent aux marques de luxe. Là où les générations précédentes accordaient une importance particulière au prestige ou à la rareté, les consommateurs les plus jeunes se montrent souvent plus attentifs à l’origine des produits, aux conditions de fabrication, à la traçabilité des matériaux et à l’impact environnemental des chaînes d’approvisionnement.

La Gen Z bouscule d’ores et déjà les codes du luxe: les 12-27 ans représentent aujourd’hui 20% des achats annuels du marché du luxe (hors seconde main) et ils pèseront 30% du marché d’ici 2030. Photo Louis Vuitton

De nombreuses études montrent que la génération Z privilégie davantage les marques capables d’apporter des informations précises sur la provenance de leurs produits et de démontrer la cohérence de leurs engagements. Dans cet environnement, la transparence devient progressivement un élément de différenciation. Cette évolution dépasse les seules considérations environnementales. Les consommateurs souhaitent également connaître l’histoire des objets qu’ils acquièrent, comprendre leur parcours, identifier leur authenticité et accéder à des informations autrefois réservées aux marques ou aux experts.

Les solutions de traçabilité développées dans le luxe répondent en partie à cette attente. En permettant d’associer un produit à un historique documenté, elles offrent aux consommateurs une visibilité accrue sur l’origine et le parcours des objets qu’ils achètent. Pour les maisons de luxe, l’enjeu est stratégique. La traçabilité n’est plus seulement un outil de contrôle ou de lutte contre la contrefaçon. Elle devient un élément de dialogue avec une génération qui attend davantage de transparence et de preuves que de simples promesses de marque. Dans cette perspective, des plateformes comme SEALER s’inscrivent dans une évolution plus large : celle d’un marché où la valeur d’un produit dépend de plus en plus de la qualité des informations qui l’accompagnent.

www.sealer.ch

Articles liés

Romain Buob et Nathan Cohen:«L’IA ne remplace pas le réseau, elle le rend plus pertinent»
Business
Entretien

Romain Buob et Nathan Cohen:«L’IA ne remplace pas le réseau, elle le rend plus pertinent»

6 juillet 2026
Sygnum renforce sa présence sur le marché européen
Business
Communiqué

Sygnum renforce sa présence sur le marché européen

30 juin 2026
Nadja Skaljic: « La Suisse devient un acteur structurant de l’innovation mondiale »
Business
Entretien

Nadja Skaljic: « La Suisse devient un acteur structurant de l’innovation mondiale »

19 juin 2026

market est un média éco-financier premium (print & online) qui s’impose en Suisse romande comme un espace de réflexion, d’analyse et de mise en relation entre les High Net Worth Individuals (HNWI) et les acteurs qui façonnent la gestion, la structuration et la transmission des patrimoines. S’adressant à plus de 40’000 contribuables privés disposant d’un patrimoine supérieur à CHF 1 million, market dépasse la simple information financière pour proposer un regard stratégique, nourri par l’analyse, le décryptage des enjeux économiques contemporains, mais aussi la parole directe de décideurs, entrepreneurs, investisseurs et prescripteurs d’influence. À la croisée de l’économie réelle, de la finance, du droit, de l’investissement, de le la culture et du lifestyle à forte valeur patrimoniale, market accompagne ses lecteurs dans leurs choix structurants, en privilégiant des contenus à forte valeur ajoutée, concrets, prospectifs et incarnés.

MÉDIAKIT 2026
  • info@market.ch
Tous droits réservés ©ALETHEIA PUBLISHING - 2025
No Result
Voir tous les résultats
  • Finance privée
  • Business
  • Culture & tendances
  • Responsabilité & impact
  • Gouvernance & leadership
  • Talents & recrutement
  • Références & dossiers
chroniques Chronique(s)